Une des plus grandes abominations que subissent encore les femmes

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L'excision - Suite

Depuis la fin du 19° siècle cependant, des femmes africaines luttent contre cette pratique.
Au Soudan, en Côte d'Ivoire, au Mali, Burkina Faso, au Kenya il y a de nombreuses voix qui s'élèvent pour dénoncer et refuser l'excision.
On remarquera que les Somaliennes sont majoritairement favorables à cette pratique.
Des lois ont été votées au Sénégal, au Burkina Faso ; mais quelle en sont les effets ?
Il est à signaler que les ONG font une grande campagne pour attirer l'attention sur les conséquences négatives de cette mutilation barbare.
L'ethnie Méru pratique une excision par la parole et évite l'opération.
Ce qu'on dit parfois, c'est que la question reste une affaire africaine et que ce sont les femmes d'Afrique qui doivent lutter pour faire disparaître cette pratique d'un autre âge.
Cette conception communautariste n'est pas conforme à l'esprit universaliste qui veut que chacun doit se sentir concerné par tout ce qui concerne les manquements à la liberté et au droit. Il n'existe qu'une seule communauté humaine ; celle des femmes et des hommes qui bénéficient des mêmes droits par naissance en quelque lieu sur la terre.
Selon le code de la déontologie médicale, : « Aucune intervention mutilante ne peut être pratiquée sans motif médical très sérieux… » (Art/41, Décret n°95-1000 du 6 septembre 1995 portant sur le code de déontologie médicale).
Ce qu'il faut affirmer, c'est que chaque femme ou chaque homme de quelque pays qu'il soit, a droit à la parole sur ce sujet du fait que les africains appartiennent à la communauté humaine
et que cette violence porte atteinte à l'intégrité physique et relève du crime.
Bien au contraire, la complicité silencieuse de ceux qui ne se sentent pas concernés par le sujet de l'excision est de l'indifférence et du mépris.
La cérémonie qui doit entourer l'opération est annoncée aux petites filles comme une occasion de friandises et de fête.
Malgré la douleur de cette zone particulièrement sensible, on demande à la fille de chanter et de danser !
La vérité est que la femme est considérée comme naturellement soumise à des désirs sexuels non contrôlés. L'excision permet de garder les jeunes filles vierges.
Pour les Masaï la femme non excisée sera hantée par les esprits des ancêtres.
Sur un point au moins, la nature se joue de l'ignorance des hommes. La femme excisée peut le plus souvent avoir un plaisir sexuel normal du fait de la diversité des pratiques sexuelles et des zones érotogènes féminines.
Comme on pratique aussi l'excision sur des nourrissons, le prétexte du passage à l'âge adulte, ne tient pas.
Mais est-il seulement besoin de réfuter de tels arguments?
Quel argument peut donner légitimité à une mutilation ?
Ce sont des hommes qui décident que telle ou telle tradition est à suivre ou à abandonner dès le moment où leur prérogatives de domination sont préservées.
Certains s'autorisent à couper les oreilles de la femme qui écoute ce qu'elle ne doit pas écouter; ils vont crever un œil à celle qui voit ce qu'elle ne doit pas regarder.
Ils se donnent aussi un pouvoir" de droit divin" sur le sexe et la sexualité de la femme !

Les risques sanitaires et médicaux-

C'est La mutilation et la mort parfois.
Les conditions mêmes de la circoncision exposent la femme à des infections. Après les douleurs atroces dans cette zone si sensible mutilée sans anesthésie locale par les matrones,
on aura septicémies, toutes les formes d'infections, le tétanos, les hémorragies, contamination par le virus du sida.
la difficulté à uriner est toujours une conséquence immédiate. Plus tard, l'accouchement sera un autre calvaire pour ces victimes. L'orifice vaginal qui a subi une infibulation, est devenu trop étroit. Pour éviter le risque d'étouffement du bébé, il faut pratiquer une épisiotomie.
L'épisiotomie consiste à ouvrir le périnée au moment de l'accouchement afin de laisser passer l'enfant : on sectionne le muscle élévateur de l'anus. Il n'est pas nécesaire de souligner le mauvais souvenir et les séquelles physiques et psychologiques pour toute une vie, d'un tel traumatisme.

Récapitulatif simplifié :

Hémorragie violente- Douleurs insoutenables- Difficultés d’uriner- Tétanos, septicémie, inflammation de la vessie- Douleurs violentes lors des rapports sexuels- Accouchement éprouvant- Traumatismes psychologiques et nerveux. Les mauvaises conditions d'asepsie et d'antisepsie peuvent entraîner la mort.
Les dégâts causés aux terminaisons nerveuses provoquent des douleurs durables.
Dommages sur l'urètre provoquant des ulcères.
Au cours de la nuit de noce, l'époux utilise couteau, lame de rasoir ou bistouri pour élargir l'orifice vaginal. L'accouchement ne sera possible plus tard qu'en pratiquant une nouvelle opération. Après l'accouchement, une nouvelle infibulation est pratiquée.