L'esclavage d'aujourd'hui  retour
L'esclavage est interdit mais se pratique encore dans beaucoup de pays : sous sa forme traditionnelle  qui nous ramène des millénaires en arrière, sous la forme de la traite qui déplace des hommes et des femmes à asservir, et sous la forme de l'exploitation d'hommes et de femmes exploités comme des animaux de trait. Dans les pays où l'esclavage se pratique,  il est interdit par la loi, mais toléré par l'usage et se pratique ouvertement. Dans les pays du Maghreb et du Moyen Orient, la petite bonne est une esclave.Dans certaines régions d'Afrique certaines ethnies n'ont pas cessé de le pratiquer. En Europe, la prostitution se fait souvent dans des conditions esclavagistes, qu'elle soit dans la rue, exposée dans des vitrines ou dans des établissement spécialisés. On pourrait citer le Brésil, certaines petites Antilles, l'Extrême Orient, les rues de toutes les grandes capitales du monde. Partout la femme est asservie et utilisée comme objet d'une industrie très lucrative.
Qu'est-ce que l'esclavage ? Chacune des conditions est  nécessaire et suffisante.
-L'esclave est forcé de travailler sous menace personnelle ou menace physique ou psychologique d'un membre de la famille: 
-Il est déclaré propriété de son employeur qui l'utilise à sa guise selon ses besoins. Il n'a aucun recours et aucun moyen d'évasion.
-Il peut être "placé", déplacé, affecté à une tâche, échangé ou vendu comme objet ou machine par celui qui se déclare propriétaire.
-Il n'a aucune liberté de déplacement ni le choix de ses occupations, fréquentation ; aucune écoute aucune protection légale.
Si la traite des esclaves a pu prospérer, c'est parce qu'elle a été la continuation sous une forme plus efficace de la traite africaine. Les royaumes africains se faisaient sans cesse la guerre, et se pourvoyaient en captifs qu'ils vendaient aux Européens. Cette traite a cessé, le sentiment humaniste s'est étendu partout, mais dans beaucoup de régions encore, la pratique de l'esclavage se poursuit. Elle porte surtout sur les enfants, sans être mise en cause . Des associations paient pour libérer ces" troupeaux d'enfants" qui sont considérés comme du bétail par ceux qui s'en sont emparés.
Il serait chimérique de penser qu'avant longtemps tous les enfants du monde seront libres et qu'ils pourront jouer et s'instruire.
Pourquoi a-t-on peur de dire que tous les hommes, femmes et enfants qui sont asservis sont victimes de leurs propres gouvernements sans aucun moyen de révolte et parfois, hélas, sans même la pleine conscience de l'indignité de leur condition qui est une des plus grandes hontes de la société humaine?