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Le Mariage antique

La législation du mariage a toujours été un enjeu politique ou religieux

On peut dire que le progrès de cette institution et la condition de la femme dans l'union sont partout favorisés par la politique, et c'est toujours le religieux qui en bloque l'évolution.
Pour les Grecs, le mariage avait un caractère obligatoire passé un certain âge, par la loi et selon la coutume.
L'Etat voulait des hommes forts, et le citoyen voulait garantir la perpétuation de son nom et le soin porté à sa sépulture.
Cependant, le consentement de la femme n'était pas nécessaire. Parfois, la jeune fille était mariée à un jeune homme inconnu d'elle, à seul fin de lui donner un maître et une autorité qui pût lui éviter les incartades et "les folies de la jeunesse". Sur ce plan-là encore le modèle a été longtemps suivi.
Bien entendu le mariage n'était pas dicté par une inclination particulière et la confiance et l'harmonie n'étaient pas dans la corbeille des mariés.
Au reste, la femme était considérée comme l'unique ou la première servante de la maison dès la fin des festivités et des cérémonies parfois bien originales selon le lieu et l'époque.
A Sparte et à Athènes, des fiançailles étaient obligatoires.


Dans un autre lieu on simulait un enlèvement avec le consentement des parents ou tuteurs Parfois, la jeune mariée continuait un certain temps à vivre chez ses parents comme en Crête.
Mais la femme était là surtout pour débarrasser l'homme des fonctions subalternes de la vie.
Pour le sage Aristote, l'homme était souverain et la femme sujette.
Pour Platon la vertu de la femme se résume à bien tenir la maison, à l'administrer, rendre compte de ce qu'elle renferme et obéir à son mari.
Chez les Grecs, la femme était quasiment en état de séquestration dans la maison. et occupait le gynécée. Elles ne pouvait sortir sans l'autorisation de son mari, et aucun homme ne pouvait franchir le seuil en son absence.
Il faut dire que dans les temps héroïques de la Grèce, la condition morale et sociale de la femme était plus libre. La noblesse et l'affection qu'il y avait entre les époux des premiers temps disparurent avec la modernité.
Chez certains peuples comme les Lacédémoniens, la femme avait une grande influence sur son époux, et cette particularité valait aux hommes de cette nation moqueries et sarcasmes. Et même si les femmes mariées devaient se couvrir d'un voile en publique, les jeunes filles de Sparte, de Crète, d'Olympie sortaient le visage découvert et assistaient aux luttes gymnastiques. Les Ioniens avaient un usage contraire.
sources: Dupiney de Vorepierre 1881.