L'Esclavage- Il n'est pas besoin d'employer de grands mots pour raconter cette page noire qui continue  encore, à souiller l'histoire de l'humanité toute entière et le quotidien de beaucoup d'hommes sur la terre. Tous les prétextes restent bons pour que des hommes asservissent des hommes.
Polémiques et impostures...
Le problème de l'esclavage est celui des grands crimes et des grandes abominations qui jalonnent l'histoire. On s'en accommode, et quand un jour on fouille dans le passé parfois récent, on se rend bien compte que la vérité gêne. On aime classer les personnages d'un événement en bons et méchants. 
A propos de la traite esclavagiste, les bons seraient, non pas  les esclaves, c'est à dire les personnes qui  ont  été capturées, déportées, asservies, mais tous les Africains et leurs descendants. 
Les mauvais ne sont pas les entrepreneurs, les gouvernements, les financiers, impliqués dans cette "entreprise", mais tous les Européens et leurs descendants. 
Le fait qu'on  demande des comptes aux seuls européens et qu'on exige mea culpa des gouvernements actuels et  des citoyens de maintenant pour les crimes de leurs ancêtres (ont-ils tous des ancêtres esclavagistes?) est une forme inconsciente de mépris à l'égard des Africains. La responsabilité qu'on donne à l'auteur d'un acte est au niveau de la considération qu'on a de sa valeur d'homme. C'est ainsi que les représentants de certains états, criminels vis-à-vis de leur peuple, siègent au conseil des grandes nation sans scandaliser personne .
Dans tout cela, il y a des vérités qui gênent.
Les monarques Africains de l'époque étaient eux-mêmes esclavagistes, et cet esclavage traditionnel existait et durait en dehors de toute implication extérieure. On fait  la guerre ; on capture des prisonniers ; on peut les prendre comme otage, les asservir ou les tuer... ou les manger. On peut également les échanger contre des marchandises, les livrer pour traiter une alliance, faire un cadeau ou régler un conflit. C'est ce qui s'est passé, s'est toujours passé partout sans doute dans toutes les populations.
Les Européens depuis longtemps livraient aux conquérants arabes des captifs de l'Europe non chrétienne au lieu de les tuer. Le mot esclave vient d'ailleurs du mot "slave". Ils devenaient esclaves à différents postes selon leur compétence, et les femmes garnissaient bien les harems orientaux. On pouvait aussi  en faire des énuques. Les esclavagistes arabes castraient systématiquement les hommes d'Afrique dans un projet d'élimination de toute descendance noire sur leurs terres. Vint le moment où l'Europe étant largement christianisée, il n'y eut plus de "barbares infidèles" à livrer.
A ce propos, on sait qu'aujourd'hui encore, au 21° siècle, dans certains pays riches de la manne pétrolière... et d'autres, des milliers d'hommes et de femmes privés de tout droit et de toute considération humaine fournissent la main d'œuvre dans des conditions quasi esclavagistes. C'est la continuation sous une forme actualisée de la traite antique autorisée par la tradition et la religion. C'est le fondement même d'une société esclavagiste qui durera tant que le reste du monde s'en accommodera, mais qui aura une fin. Il y aura aussi un printemps pour ces situations !

La découverte de l'Amérique se présente dans les livres d'histoire et les consciences européennes comme un bienfait extraordinaire et une étape considérable dans l'histoire de la civilisation. Dans les faits, des hommes partis d'Europe se sont approprié les terres en chassant et en exterminant les populations épargnées par les maladies qu'ils apportaient avec eux. Tous ceux qui refusaient la servitude et la soumission  ont été éliminés ou chassés de leurs territoires. On avait besoin de "forces nouvelles et de sang neuf" pour le travail et la mise en valeur des territoires nouveaux. Les volontaires européens ne suffisaient pas.
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