Le
douloureux chemin de la libération -Les premiers
qui ont refusé cette institution, sont les Quakers d'Amérique du Nord
qui dès 1751 renoncèrent à toute forme d'esclavage pour les membres
de leur secte. La traite fut défendue en 1778 par l'Etat de Virginie et en 1780,
1787 et 1788 par la Pennsylvanie, le Massachusetts et le Connecticut.
En Europe il y avait déjà aussi des mouvements de réprobation de la
traite. Depuis longtemps il était de principe, en France, qu'un esclave
devenait libre en touchant le sol du pays: le même droit fut reconnu en
1772 par l'Angleterre aux esclaves de ses colonies. En 1788, un jeune député
anglais, William Wilberforce, a créé la «Société pour
l'abolition de la traite» avec le soutien de son ami, le Premier
ministre William Pitt. Cette société
abolitionniste fit souvent retentir le parlement de ses pétitions
en faveur des esclaves. L'année suivante, Pitt présenta à la
Chambre des communes une motion pour l'abolition de la traite. Cette
motion fut repoussée.
En France, en 1789, à la veille de la Révolution, l'abbé Henri Grégoire
et Brissot l'imitent en créant la «Société des Amis des Noirs».
Parmi les abolitionnistes, on peut citer Condorcet, Clavière,
Grégoire, Lafayette et Mirabeau; ils furent les membres les plus
actifs de la nouvelle association. En
1792, le roi de Danemark, par son ordonnance du 16 mars, décréta
l'abolition de la traite dans ses colonies à partir de 1803. Moins de
deux ans après, le 4 février 1794, la Convention, sur proposition de
Levasseur de la Sarthe, décrétait l'abolition même de l'esclavage
dans toutes les colonies françaises. Malheureusement, le Consulat
rétablit l'ordre ancien des choses. Cette mesure échoua à
Saint-Domingue et fut la cause inutile de beaucoup de sang versé.
Quelques années plus tard, l'Angleterre reprit l'initiative dans la
voie de réformes qui devait aboutir à l'abolition de l'esclavage des
noirs.
Le 25 mars 1807, le parlement proclama l'abolition de l'esclavage des
noirs. Le 25 mars, c'est l'abolition de la traite et en 1814, Louis
XVIII conclut avec l'Angleterre un traité répressif de la traite avec
cette réserve que la France pouvait la continuer encore pendant 5 ans,
sous prétexte d'approvisionner ses colonies qui n'avaient pas pu se
pourvoir d'esclaves pendant la guerre. A son retour de l'île d'Elbe,
Napoléon supprima le traite sans restriction le 29 mars 1815, et Louis
XVIII renouvela l'abolition sans réserve et pour toujours ( ordonnance
royale du 8 janvier 1817, loi du 15 avril 1818). Cette loi de 1818
prononçait la confiscation des navires pris faisant la traite et
l'interdiction de leurs capitaines. Une croisière fut établie sur la
côte d'Afrique, à l'effet de poursuivre les négriers. Enfin, la loi
du 25 avril 1826 porta la peine du bannissement contre tout individu qui
coopérerait à la traite .
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Qu'on n'aille pas
demander le secours de quelque religion que ce soit pour donner
un avis sur l'esclavage. Ceux qui agissaient au nom de l'église
catholique en tout cas ont été présents à toutes les
exactions et tous les grands crimes contre les peuples. Ils
prétendaient agir en lieu et place d'un Dieu bon et
miséricordieux . Voici ce qu'en dit Arthur Schopenhauer
(1788-1860 ):" Les fruits du christianisme ? Guerres de religion, boucheries, croisades, inquisition, extermination des indigènes d'Amérique et introduction des esclaves africains pour les remplacer."
Depuis 1860, il y en aurait beaucoup à dire encore ! Qu'est donc
devenu le message d'amour des premiers temps de cette
église ?
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Déjà, les
Etats-Unis, par un bill de 1820
et l'Angleterre, par un acte du parlement du 31 mars 1824, avaient
déclaré que désormais la traite serait considérée comme un acte de
piraterie et punie de mort.
Malgré
toutes ces lois, et quoique tous les peuples maritimes d'Europe se
fussent réunis pour interdire absolument le trafic infâme des noirs,
ce commerce continuait sur les côtes occidentales et orientales de
l'Afrique, et les marchands d'esclaves trouvaient des débouchés
lucratifs dans les colonies espagnoles et portugaises et même dans les
états du Sud de la Confédération américaine où les autorités
complices fermaient les yeux sur ce hideux commerce. C'est alors que des
sociétés abolitionnistes proposèrent le système du "droit de
visite" réciproque, en vertu duquel les croiseurs de chaque nation
pouvaient visiter les navires marchands des autres pays pour s'assurer
qu'ils ne se livraient pas à la traite. Le gouvernement anglais
adopta cette idée avec empressement et s'efforça de la faire adopter
par les autres nations. Les Etats-Unis repoussèrent le droit de
visite et la France n'y consentit que difficilement. Cette disposition
fut remplacée par la convention en 1845 pour devenir une
simple vérification du pavillon pendant 10 ans, mais n'a pas été
renouvelée.
La vérité est que les croisières françaises et anglaises n'avaient
pas pu venir à bout de la contrebande qui continuait sous le pavillon
des Etat-Unis. Ce trafic exécrable va donc continuer . Le 14 mai 1833,
le parlement britannique adopta une loi d'émancipation générale des
noirs et accorda à leurs propriétaires une indemnité de 500 millions
de francs. Alors les 670 000 esclaves des colonies anglaises
voient tomber leurs chaînes.
La France attendra la révolution de 1848 pour faire proclamer la mesure
de l'abolition de l'esclavage. Le 27 avril un décret du gouvernement
provisoire rend la liberté aux 260 000 esclaves des colonies
françaises. Mais l'esclavage va subsister encore dans les colonies
espagnoles, portugaises, au Brésil et dans une partie de la
confédération américaine. C'est là que les conditions seront les
plus dures et le plus immorales. Ils voudront étendre cette pratique
honteuse au reste de la confédération. On sait qu'à la suite de la
guerre de Sécession, l'esclavage fut enfin aboli aux Etats-Unis
Le 9 avril 1865, le
général Lee capitule et rend les armes à son adversaire nordiste, le
général Grant,
à la bataille d'Appomatox. 4
millions d'esclaves noirs sont enfin libérés. Mais il leur faudra
encore beaucoup de temps pour commencer à se débarrasser du mépris et
de l'exclusion. En 2005, il y a beaucoup de descendants de ces anciens
esclaves aux plus hautes fonctions dans toute la société des
Etats-Unis. En ce sens, les Américains d'aujourd'hui pourraient donner
de bonnes leçons à certaines de nations européennes qui n'ont pas
toujours été au premier rang pour l'éradication de la pratique
inhumaine de l'esclave en occident.
Le 13 mai 1888, le Brésil est le dernier pays occidental qui mettra fin
à l'esclavage. On doit cela à la princesse Isabel qui profita d'un
voyage de son père empereur Dom Pedro II pour faire adopter "la
loi d'or" loi Aurea .
L’esclavage a été officiellement aboli en Arabie Saoudite en
1962!
Il ne l'est pas dans les faits pour "les employés
étrangers".
- On remarquera que le vocabulaire s'épuise pour trouver les
qualificatifs à appliquer à l'esclavage négrier quand chaque
acte est un crime. D'où les répétitions. |
Panthéon
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