Les femmes face à la violence dans nos sociétés  accueilpointrouge.jpg (1647 octets)
 

Toutes les formes de violence sont à proscrire, mais quand on aborde le sujet de la violence faite aux femmes, force est de constater que les statistiques font la part belle aux hommes comme auteurs de la très grande majorité de ces agressions. Il n'est pas question de décrire les hommes comme des monstres, mais on doit dire que dans la société d'aujourd'hui, il n'est pas tolérable de supporter le fait que beaucoup d'hommes se donnent encore un droit de violence, de brutalité, de chantage sur la faiblesse ou la vulnérabilité des femmes pour les frapper, les blesser, les marquer à vie par un traumatisme physique ou psychologique. Elles sont  victimes d'une violence habituelle, parfois   ritualisée dans tous les lieux où les hommes ont un pouvoir: celui de la force physique, ou de l'autorité institutionnelle.
"Plus de la moitié de toutes les agressions physiques déclarées infligées à des femmes adultes sont le fait de membres de leur famille, dont la moitié sont les conjoints, alors que 14 % seulement des agressions infligées à des hommes sont le fait de membres de leur famille, dont 8 % sont leur partenaire masculin ou féminin.. Un modèle semblable se dégage pour les jeunes de moins de 18 ans : les garçons se battront surtout avec des connaissances et des étrangers, tandis que les filles seront plutôt agressées physiquement et sexuellement par des membres de la famille."(La violence familiale au Canada, p. 29)
La violence faite aux femmes
La violence faite aux femmes peut être de tous ordres.
Catalogue des violences ordinaires:
-attouchements non consentis.
- coups de poings, coups de pieds, étranglement, coups de couteau.
- prostitution sous contrainte, viols, destruction d'objets, violence verbale et menace sur les enfants pour forcer à une action refusée.
destruction d'objets personnels, lettres, photographies.
-insultes, menaces, filature et surveillance; contrôle de la vie personnelle   tendant à les isoler de leurs amis ou de leurs parents.
-vols et privation de revenus.
On peut imaginer tout ce qui peut abaisser, ou blesser.
On a encore les grandes violences qui sont le viol collectif, les mariages forcés, l'infanticide des filles, l'esclavage et les mutilations rituelles. Dans certaines guerres locales, les femmes peuvent servir de bouclier ou de marchandises.
Si certaines de ces violences sont spécifiques à certains groupes, à certaines circonstances particulières pourtant très fréquentes, et à certaines nationalités, on les constate toutes dans les pays modernes et sous toutes les latitudes.
Pour prendre l'exemple du Canada, 1 femme sur deux à été victime d'une de ces violences. Le responsable de cette violences est le collègue de travail, mais souvent le mari ou le compagnon. Cela peut aller de la gifle, la brûlure, contusion, fractures des os. Parfois ce sont des blessures intérieures qui peuvent  conduire à la fausse couche.
Au Canada encore, on a dénombré 67 assassinats de femmes du fait du mari ou du compagnon ou d'un amoureux déçu. Mais le violent est  le plus souvent connu dans la famille et le voisinage. Il bénéficie de l'indifférence ou de la tolérance du groupe social. Pour certains il est naturel de donner une gifle à une femme qui l'a méritée.
Les provocations, coups, harcèlements ou agressions sexuelles n'épargnent pas la fille . Les filles sont victimes à 79% des violence, de l'attouchement au viol. Cela se fait dans la rue, à l'école, au collège, au lycée, sur le lieu de travail, au sein de la famille .Cela se fait , par un membre de la famille; et pas seulement à l'insu des autres. Les pères sont présent à 97% dans le triste tableau de l'agression d'un enfant par un parent.
Que fait la police? L'action de la police suit une plainte. Mais dans 90% des cas, la violence reste silencieuse et continue. Dans un pays comme le Canada qui est parmi les pays les plus modernes, on a estimé qu'il y a 509 860 agressions sexuelles signalées ou non; ce qui fait une moyenne quotidienne de 1397 agressions .Le même enfant ou la même femme sera victime plusieurs fois du même agresseur. En tout cas, selon les statistiques canadiennes, 98% des délinquants sexuels sont des hommes et 82% des personnes victimes sont des femmes. Il n'y a aucune raison de penser que les autres pays que nous aimons qualifier d' évolués n'ont pas le même bilan.
Quel est le contexte de ces agressions?
Le plus souvent, l'agresseur ne va pas "chasser" la victime. Il la trouve dans une relation au départ paisible et rassurante de confiance et de docilité. Il est père, mari, médecin entraîneur sportif, religieux ,professeur, employeur, ami de la famille. Son statut fait autorité sur la victime. Elle est intimidée par la violence, mais aussi par l'idée du scandale et du dérangement que causerait la révélation de l'agression; cela fait que l'agression va se répéter. La mère peut être témoin d'une agression sur sa fille et se taire. Elle peut craindre des représailles sur elle-même ou sur ses enfants. Tous les cas de figure existent, et ont le même schémas que dans les affaires criminelles de corruption, de chantage et de drogue. C'est dire que la violence faite aux femmes est un crime au même titre. Si elle dérange moins, c'est qu'elle bénéficie du non-dit, du détournement du regard et du silence de la part des médias et des institutions.On préfère parler d'autres choses, et les sujets ne manquent pas.
Quelles sont les femmes mieux désignées pour cette violence?
Toute situation de faiblesse, physique, sociale, administrative,de rapport hiérarchique, de handicap physique, de dépendance. . . met la femme ou la jeune fille dans un risque de violence.
La femme enceinte, la petite fille de moins de 12 ans, la femme handicapée, l'étrangère immigrée qui ne se croit jamais en règle, qui ne sait pas ses droits, qui ne sait pas où se loger, qui est sous le chantage de la dénonciation. La femme à très faible revenu, la femme qui craint d'être licenciée en cas de résistance. La femme occupant un poste subalterne doit craindre le blocage de toute évolution le confinement à des tâches de plus en plus dévalorisées et le licenciement. La travailleuse de la santé , dans son milieu de travail ou au domicile des malades, les femmes qui travaillent dans l'industrie du sexe. Cela ne veut pas dire que les femmes occupant des postes élevée dans la hiérarchie sont épargnées par ces formes de violence .Celles qui occupent des emplois à prédominance masculine peuvent se retrouver dans des contextes de travail hostiles aux femmes. Tant qu'elles restent silencieuses face à l'agression, elles garderont leur poste.   suitepetitflechenoire.jpg (1336 octets)

Les articles sur la Violence faite aux femmes sont inspirées par une fiche d’information préparée par l’Institut canadien de recherches sur les femmes (ICREF) pour la Marche des femmes de l’an 2000. Cet événement a réuni des femmes
du monde entier qui planifient des événements régionaux, nationaux et internationaux pour mettre fin à la pauvreté et la violence faite aux femmes. Pour obtenir plus d’informations en anglais, en français et en espagnol, consultez le site Web :

www.ffq.qc.ca/marche2000
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